6 étapes pour surmonter votre gueule de bois de vulnérabilité

Vous avez finalement rassemblé le courage de prendre ce risque émotionnel. Avez-vous révélé quelque chose sur vous-même ou avez-vous demandé quelque chose qui vous a fait sentir vulnérable ? Quoi qu’il en soit, l’inquiétude sous-jacente est la même : vous avez montré votre vrai visage sans savoir s’il serait accepté par l’autre.

Maintenant que c’est fait, vous ressentez une boule d’anxiété, de regret et de frustration à propos de ce que vous venez de faire. Vous souhaitez peut-être pouvoir retourner en-arrière et ne pas refaire ce qui vous angoisse. Cette sensation est normale. Comme vous le savez, après avoir lu mon article La gueule de bois de vulnérabilité : comment j’ai découvert son existence, il s’agit de la gueule de bois de vulnérabilité.

Les gueules de bois de vulnérabilité sont désagréables et peuvent être intenses. Elles peuvent se produire immédiatement après un risque émotionnel ou quelques jours plus tard. Dans les deux cas, la montée d’adrénaline et de courage que vous avez ressenti se transforment en un creux dévastateur…

Ne vous inquiétez pas ! Vous pouvez passer au travers. En fait, vous pouvez mieux en ressortir. Voici les étapes que je suis à la lettre pour surmonter la gueule de bois.

  1. Identifiez et nommez vos émotions.

Pendant une gueule de bois de vulnérabilité, essayez d’identifier et de nommer ce que vous ressentez. Vous concentrez sur ces émotions « négatives » est l’étape la plus importante. Il peut être assez facile de se perdre dans les réactions émotionnelles.

Faites une pause.

Que ressentez-vous ?

Que ce soient des sentiments de peur ou de honte (ou un beau mélange des deux), vous pouvez les ressentir pour mieux les libérer. Vous pouvez reprendre votre pouvoir intérieur une fois que vous les avez nommés. Plus encore, quand les émotions sont verbalisées, elles peuvent agir comme un gouvernail et nous montrer la bonne direction. Il s’avère donc très important de ne pas essayer de combattre ou d’engourdir ses émotions.

Si vous éprouvez de la difficulté à nommer les émotions qui vous submergent, c’est normal. Pour vous aider, je vous recommande d’utiliser la roue des émotions. Il s’agit d’un outil de développement personnel pour découvrir ses émotions. Son fonctionnement est simple. Lorsqu’une émotion vous envahit, commencez par choisir l’une des 6 principales émotions au centre de la roue. Vous serez ensuite en mesure de préciser petit à petit, en vous questionnant, cette émotion de base.

La roue des émotions permet de faire une introspection afin de nommer avec plus de précision l’émotion qui nous habite, ce qui nous permet de mieux comprendre une situation.

Les émotions les plus belles sont celles que tu ne sais pas expliquer.

– Charles Baudelaire

2. Parlez-en à une amie proche.

Quand vous nommez vos émotions, vous pouvez mieux les exprimer à vos proches. Choisissez une personne qui peut accueillir ce que vous avez à partager avec elle. Les personnes que vous connaissez vous ont déjà acceptées telles que vous êtes. Bien qu’il s’agisse toujours d’un acte de vulnérabilité de vous confier, ce n’est pas un risque émotionnel.

Dans son livre Daring Greatly de Brené Brown, on peut lire :

La honte tire son pouvoir du fait d’être indicible. En prenant suffisamment conscience de la honte pour la nommer et l’exprimer, on lui coupe littéralement l’herbe sous le pied. La honte déteste les mots. Une fois exprimée, elle commence à se faner. De la même manière que la lumière est mortelle pour les Gremlins, le langage et le récit éclairent et détruisent la honte.

Tout le monde a peur de parler de la honte. Mais moins on parle de la honte, plus elle prend le contrôle. Elle prospère même sur le secret. Parler à une amie ne changera pas le résultat de votre risque émotionnel. Cependant, cette discussion vous aidera à surmonter votre gueule de bois et à limiter la honte ressentie. Même en parler avec une autre personne peut complètement changer votre humeur. Continuez donc à partager vos émotions avec vos amis proches pour les dénuer de leur emprise.

Le plus génial ? Vous ne serez plus seule dans cette spirale d’incertitude. Vous aurez un partenaire ou même une équipe pour affronter la gueule de bois.

3. Rappelez-vous pourquoi vous avez décidé de prendre le risque!

Lorsque vous ressentez une gueule de bois de vulnérabilité, la dernière chose à faire est d’y penser. Plus facile à dire, qu’à faire !

Nous excellons à construire des murs plus longs que la Grande Muraille de Chine et plus hauts que l’Empire State Building. Cette réaction est tout à fait normale.

En revanche, cette stratégie ne fait que prolonger notre angoisse. Pensez plutôt à votre acte de vulnérabilité. Au lieu de mettre votre énergie sur un résultat incertain, concentrez-vous sur les raisons pour lesquelles vous l’avez fait en premier lieu. Rappelez-vous la raison de votre action initiale. Quelque chose en valait la peine pour que vous preniez le risque. Même si le résultat ne se présente pas exactement comme vous l’espériez, l’acte est essentiel.

4. Prenez du recul et changez votre perception.

Non seulement la gueule de bois de vulnérabilité est désagréable, elle donne également l’impression qu’elle ne prendra jamais fin, comme une gueule de bois réelle. Nous sommes prises dans une spirale mentale et nous ne voyons pas d’issue.

De façon réaliste, vous savez que vous survivrez quelles que soient les circonstances. Vous devrez éventuellement retourner au travail, faire face à vos amis ou revoir votre flirt, même si vous voulez peut-être vous cacher à jamais de ces personnes. Il est possible que vos prochaines interactions soient encore inconfortables.

Il est important de prendre du recul pour vous rappeler que ces émotions prendront fins. Vous pourrez avoir une perception plus grande de votre vie et constater que vous en sortirez vivante. Changer votre discours intérieur peut faire des merveilles sur votre humeur.

5. Acceptez que grandir passe par l’inconfort.

Nous voulons tous grandir et évoluer, mais juste si c’est facile, non ? La véritable croissance n’est pas facile et je sais que vous le savez autant que moi !

Nous devons commencer par développer une meilleure relation avec la vulnérabilité et apprendre à aimer être vulnérable avec les autres. Nous devons apprendre à être bien dans l’inconfort, si nous voulons changer nos vies pour le mieux. Une partie de cette croissance impliquera forcément quelques gueules de bois de vulnérabilité. C’est normal. Rappelez-vous qu’une gueule de bois de vulnérabilité signifie que vous êtes ouverte à grandir. Soyez compatissante envers vous-même et comprenez que vous désirez une connexion comme tout le monde sur la planète.

6. Faites quelque chose qui vous redonne confiance.

Dans cette situation, il peut être utile de faire quelque chose qui vous redonne confiance. Si vous avez fait toutes les étapes précédentes et que vous vous sentez toujours bouleversé émotionnellement, la meilleure façon de surmonter une émotion « négative » est d’en introduire une positive.

Choisissez quelque chose qui vous apporte de la joie et donne un sens à votre vie. Peut-être suivre un cours de yoga, peindre, travailler ou faire du bénévolat ?

Il est essentiel lors d’une gueule de bois de vulnérabilité de vous rappeler que vous avez de belles choses dans votre vie, même si vous en avez aucune envie pour le moment.

Avez-vous déjà ressenti une gueule de bois de vulnérabilité ? Osez-vous être vulnérable ? Que faites-vous pour apaiser ces émotions?