7 façons d’aider une amie en dépression (sans drainer votre énergie)

Les troubles de santé mentale touchent environ 264 millions de personnes à travers le monde. Vous connaissez probablement quelqu’un en dépression (ou en connaîtrez une éventuellement). Il est normal de vous sentir impuissante, frustrée, anxieuse et confuse. Pour vous aider à naviguer cette situation, voici comment aider une amie en dépression sans drainer votre énergie.

1. Écoutez votre amie en dépression sans essayer de la « réparer »
 
C’est plus fort que nous : nous essayons généralement de trouver des solutions aux problèmes de nos amis. Essayez plutôt de vous abstenir de le faire. Donnez-lui de votre temps et écoutez-la sans jugement et sans chercher à résoudre ce qu’elle ressent.
 
L’idée est de créer un espace sécuritaire pour qu’elle puisse parler de son expérience en disant des choses telles que :
« Je suis ici pour t’écouter. »
« J’aimerais mieux comprendre ce que tu traverses en ce moment. »
« Je suis là pour toi. »
 

2. Exprimez de l’empathie, des mots d’encouragement et du soutien pour votre amie en dépression
 
Lorsque vous répondez, faites-le d’une manière qui lui permet de comprendre que vous l’écoutez. Exprimer de l’empathie, c’est lui faire comprendre que vous avez une idée de ce qu’elle ressent. Par exemple, vous pouvez essayer de dire quelque chose comme : « j’entends à quel point tu te sens perdue/ paralysée/ déprimée/ découragée/dépassée en ce moment ».
 
En lui faisant savoir que vous avez une idée de l’ampleur de sa douleur, vous pouvez l’aider à se sentir comprise, soutenue et validée. Il est également important de lui faire savoir que vous vous souciez d’elle et que vous êtes là pour elle. Par exemple, il peut être bénéfique de dire quelque chose comme : « je suis là pour te soutenir. Si tu sais comment je peux t’aider en cette période difficile, dis-le-moi, et je ferai de mon mieux. Sinon, sache que je suis ici et que je m’en vais nulle part. »

3. Aidez votre amie en dépression à trouver des ressources
 
Naviguer parmi toutes les ressources des soins de la santé peut être lourd lorsque nous ne sommes pas déprimés. Alors imaginez ce que peut ressentir votre amie qui fonctionne à 20 % avec peu de motivation ou de concentration.
 
De plus, créer des liens avec des professionnels de la santé mentale peut être anxiogène. Aidez votre amie dans sa recherche en identifiant les ressources près de chez elle. Des ressources potentiellement bénéfiques peuvent être un psychologue, un thérapeute en relation d’aide, un groupe de soutien à la dépression ou une ligne d’écoute téléphonique.

4. Comprenez votre rôle pour aider votre amie en dépression
 
Qu’attendriez-vous de votre amie si vous traversiez une période difficile? Avoir des attentes similaires peut vous donner une bonne idée. N’oubliez pas toutefois que vous n’êtes pas son thérapeute, son psychiatre ou son médecin. Si vous n’êtes pas sûr de ce que votre amie attend de votre part, demandez-lui.
 
Établissez des limites réalistes (par exemple, « je suis là pour toi, mais parfois je suis occupée et il est possible que je ne puisse pas te répondre immédiatement. Ça ne veut pas dire que j’en fou, malgré ce que la dépression pourrait te faire penser. »)
 
Soutenir une amie déprimée peut être épuisant, alors assurez-vous d’être gentille avec vous-même et de reconnaître vos limites.

5. Évitez de dire des phrases vides de sens
 
Les phrases suivantes sont à proscrire, car elles peuvent invalider ce que votre amie ressent : « sois forte! », «ne pleure pas», «concentre-toi sur le côté positif» ou « sois reconnaissante pour ce que tu as ».
 
Dans notre société, la tristesse, les larmes et la dépression sont souvent associées à une « une personne faible » ou à une instabilité. Être vulnérable n’est pas valorisée, et les émotions associées à la dépression sont souvent perçues comme une honte. Dire à votre amie de ne pas se sentir déprimée, ou qu’elle devrait « penser positivement », ne la fera pas se sentir mieux. En réalité, elle se sentira probablement pire :  faible, honteuse de se sentir triste et moins apte à se sentir en sécurité avec vous. Faites de la place pour les émotions ; n’essayez pas de les limiter ou de les contenir.

6. Ne minimisez pas ce que votre amie vit
 
Ce n’est pas le temps de lui dire qu’il y a des gens vivant des situations bien pires ou que vous savez exactement ce qu’elle ressent.
 
Même si vous avez déjà eu une dépression, l’expérience de chaque personne est différente. Ainsi, restez dans l’empathie (« ce que tu traverses semble vraiment douloureux ») plutôt qu’à dire (« je sais exactement ce que tu ressens »).
 
Vous pouvez partager avec elle votre propre expérience, mais assurez-vous que votre amie est consciente que ce n’est pas la même situation.

Ne minimisez pas ce qu’elle vit en lui disant des choses comme « ça pourrait être pire » ou « bin voyons, ta vie ne va pas si mal. Au moins, tu as un travail, une famille, des amis, etc. »  Ces propos ne feront qu’alimenter son sentiment d’incompréhension, de frustration et de honte.

7. Demandez à votre amie en dépression si elle a des pensées suicidaires
 
Toutes les personnes déprimées ne sont pas suicidaires, mais presque toutes les personnes qui se suicident ont vécu une dépression. Les personnes qui envisagent de mettre fin à leur vie feront souvent des déclarations inquiétantes comme : « à quoi bon?, qu’est-ce que ça donne? » ou même quelque chose de plus direct : « bientôt, tu n’auras plus à supporter tout ça. »
 
Votre amie pourrait également commencer à donner ses choses, à mettre de l’ordre dans son testament, à contacter des personnes pour faire amende honorable, ou à sembler soudainement calme, compte tenu de son comportement précédent.
 
Il serait erroné de croire que de demander à votre amie si elle a des pensées suicidaires pourrait lui mettre à l’esprit le suicide ou l’encourager à le faire. Souvent, être interrogé procure un grand soulagement à une personne qui y a pensé.
 
Vous pouvez essayer de dire quelque chose comme : « il est fréquent que les personnes souffrant de dépression aient des pensées suicidaires. En as-tu? »
 
Si la réponse est oui, rappelez-lui que les pensées suicidaires sont un mécanisme d’adaptation naturel (elles fournissent un moyen « d’arrêter la douleur»), mais que le suicide n’améliorera pas les choses. Vous n’êtes probablement pas un professionnel formé, alors restez avec elle pendant que vous l’encouragez à chercher de l’aide.

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