Esprit

L’autocompassion : 3 étapes à pratiquer pour la cultiver

L’autocompassion peut contribuer à votre bien-être et à votre estime de soi. Savez-vous comment vous en donner? Voici 3 étapes simples à pratiquer dès maintenant pour cultiver l’autocompassion.

La plupart d’entre nous avons une relation amour-haine avec nos pensées et nos émotions. Nous réagissons souvent de deux manières : nous les confrontons ou nous essayons de nous en débarrasser. Lorsque nous méditons et que nous réalisons que notre esprit a erré, nous avons le sentiment d’avoir échoué. Résultat : nous nous condamnons. Nous jugeons notre pratique de méditation. Absurde, mais tellement vrai!

Nous pouvons même détester nos pensées et sentir que nous devons les détruire une à une à l’aide d’un fusil imaginaire. Et puis, nous nous retrouvons assises là complètement tendue. En conservant cette attitude, plus nous méditons, plus nous devenons stressées.

Le vrai pardon se développe en apprenant à accepter tout ce qui se passe dans notre esprit. On peut le voir comme une forme d’amour inconditionnel envers soi. C’est la clé pour nous pardonner et pardonner les autres.

En méditation, tout ce que nous avons à faire est de remarquer que notre esprit s’est égaré, puis retourner notre attention sur l’objet de la méditation : la respiration. Pratiquer la méditation ainsi nous rend plus fortes.

Lorsque nous acceptons sans jugement nos pensées et nos émotions, notre conflit mental interne n’est plus. Cette attitude devient le fondement du développement du pardon. Si nous pouvons pardonner nos pensées, nous pouvons nous pardonner et pardonner à nos ennemis.

Pourquoi nous avons de la difficulté à nous pardonner

De nombreuses personnes sont prisonnières d’une habitude malsaine : la haine de soi. Nous pouvons avoir du mal à nous pardonner, peut-être par rapport à des choses spécifiques du passé, ou nous pouvons ressentir un sentiment général de dégoût envers nos lacunes. Nous pouvons passer des journées entières à nous rejeter.

Notre effort pour être parfaite, et l’exposition constante à des images de la soi-disant perfection en publicité, peuvent nous amener à nous sentir mal dans notre peau. Il n’est donc pas étonnant que lorsque nous commettons une erreur ou que nous constatons nos défauts, nous tombions dans la haine de soi. Nous avons intériorisé ces jugements, qui sont tout autour de nous.

Comment surmonter le monologue interne de condamnation

Certaines personnes sont tourmentées par la culpabilité et la haine de soi. J’avais l’habitude d’avoir un monologue interne où je me condamnais. Si les gens m’appréciaient, je supposais qu’il devait y avoir une raison anormale, car je me sentais peu aimable.

Lorsque j’ai vécu une dépression, la voix intérieure de mon ego me disait que j’étais nulle, incomplète et moche. Lorsque nous sommes stressées, notre principale habitude négative a tendance à s’accentuer.

Les choses ont changé lorsque j’ai appris à me donner de la compassion. Quand j’ai commencé à me donner de l’amour et de la gentillesse, tout a changé. Je me pardonne plus facilement. Je ne suis plus aussi dure envers moi-même. En fait, je suis douce. L’autocompassion m’a aidé à devenir une personne plus heureuse.

Voici comment pratiquer le pardon de soi en 3 étapes :

  1. Reconnaître

La reconnaissance signifie de reconnaître calmement nos erreurs ou notre négativité. Nous pouvons le faire sans tomber dans la culpabilité ou le jugement. Il est bon de nous rappeler qu’au fond, nous sommes lumineuses et pures. Notre négativité est une couche de poussière. Elle peut être nettoyée grâce à la méditation.  

2. Gratitude

La gratitude signifie d’apprécier que nous ayons pris conscience de quelque chose en nous sur lequel nous pouvons travailler. C’est une belle opportunité! Lorsque nous pouvons percevoir que nos difficultés nous offrent une chance de pratiquer la résilience,  notre attitude envers elles peut devenir un sentiment puissant de gratitude.

3. Compréhension

Comprendre signifie de voir nos lacunes comme partie intégrante de notre condition humaine. Il n’y a rien de mal en nous. Nous avons simplement des esprits qui n’ont pas été formés. Nous sommes donc susceptibles de faire des erreurs. Si nous pouvons nous considérer comme « en transformation », cela nous aidera à développer l’autocompassion.

Ces trois étapes doivent être combinées à une pratique régulière de méditation. Elle vous permettra d’être moins contrôlés par des habitudes malsaines.

Rappelez-vous que tout change. Rien n’est fixe, solide ou immuable. Ces problèmes sur lesquels vous vous concentrez peut-être actuellement seront un jour qu’un bref souvenir.

(1 commentaire)

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :