Les 3 caractéristiques du véritable amour

Au fil des ans, une relation amoureuse passera par de nombreuses phases et de nombreuses émotions seront impliquées dans le développement de ladite relation. Plusieurs chercheurs en psychologie ont tenté d’analyser l’amour. Zoom sur l’une des approches les plus convaincantes : la théorie triangulaire de l’amour.

Développée tout au long des années 1980 et 1990 par le psychologue et professeur de l’université de Yale Robert Sternberg, Ph.D., la théorie triangulaire de l’amour identifie trois caractéristiques principales à l’amour: l’intimité, la passion et l’engagement. Chacune des trois englobe différentes émotions, les trois aboutissant à ce que Sternberg appelle « l’amour complet ou consommé ».

Son article original sur la théorie analyse les travaux de Freud et d’autres psychologues bien connus pour proposer sa propre théorie.

Sa théorie vient d’être prouvée de façon universelle grâce à des recherches sur plus de 7 300 personnes de 25 pays.

Les 3 caractéristiques de la théorie :

  1. Intimité

Dans la théorie triangulaire de l’amour de Sternberg, l’intimité dans une relation concerne la proximité, la connexion et la confiance que l’on ressent envers l’autre. L’intimité englobe également la communication, et notamment de la façon dont vous communiquez. Dans l’ensemble, il s’agit de sentiments de proximité et de connexion, ou « à quel point on se sent intime et lié à l’autre personne ».

2. Passion

La passion, comme vous l’avez peut-être deviné, concerne le niveau de passion présent dans la relation. Elle englobe « à quel point on est excité de penser ou d’être avec l’autre », ou « à quel point on sent que l’on a absolument besoin du partenaire ». Et bien sûr, la passion englobe également l’attirance sexuelle. Lorsque nous avons une relation électrisante qui peut même devenir une obsession, on parle également de passion.

3. Engagement

Le troisième élément de la théorie triangulaire de l’amour est l’engagement, ou « à quel point on est dans la relation pour de bon », comme l’explique Sternberg. Et c’est le seul des trois qui soit conscient ou intentionnel. Il y a une composante de décision à court terme, qui conduit à un engagement à long terme. Sternberg le décrit comme « le niveau auquel on dit : ça y est ; je n’ai plus besoin de chercher!». C’est le choix conscient de poursuivre le partenariat.

Comment les types d’amour se croisent

Fait intéressant et important : les trois caractéristiques peuvent et interagissent de différentes manières, conduisant à différents types d’amour.

Selon une thérapeute, « une relation sans intimité et sans passion n’ayant qu’un engagement est un amour vide. Ces relations peuvent survivre; cependant, les partenaires peuvent ressembler davantage à des colocataires qu’à des amants. »

Voici les huit combinaisons d’amour, selon Sternberg:

  1. Aucun des trois = non-amour
  2. Intimité = amitié
  3. Passion = amour passionné
  4. Engagement = amour vide
  5. Intimité + passion = amour romantique
  6. Intimité + engagement = amour compagnon (couple compagnon)
  7. Passion + engagement = amour insensé
  8. Intimité + passion + engagement = amour complet ou consommé

Comment savoir quel type d’amour vous avez

Chaque relation aura son propre équilibre des trois éléments. Selon Sternberg, « différentes relations mettent en évidence différents aspects. Si vous sentez que l’amitié domine, l’intimité domine peut-être dans votre relation. Si vous sentez que le sexe domine, vous pouvez éprouver un amour fou, et ainsi de suite. »

Pour déterminer laquelle des huit combinaisons vous avez, considérez les trois caractéristiques et dans quelle mesure elles sont présentes dans votre relation.

Quel est le niveau d’intimité, de passion et d’engagement dans votre relation?

En résumé

Il existe d’innombrables théories sur ce qui constitue l’amour, et vous seul pouvez vraiment comprendre vos propres sentiments et vos relations. La théorie triangulaire de l’amour de Sternberg, qui a maintenant été largement prouvée, est un excellent outil si vous cherchez à comprendre les émotions derrière votre relation et même comprendre où elle ne fonctionne pas. Vous pouvez essayer de renforcer les trois caractéristiques, ou constatez que c’est impossible.

7 moyens d’avoir une relation saine avec soi-même

La relation avec soi-même est sans doute la relation la plus importante de notre vie. Découvrez comment construire une relation saine avec vous-même ou renforcer ce lien, si vous avez déjà une bonne relation.

Une relation saine avec soi-même est la capacité de nous valoriser en tant qu’humaine et d’accepter et d’accueillir ses forces et ses faiblesses. Cela signifie simplement de nous considérer nous-même, tous les jours. Cette considération inclut le self-care (prendre soin de nous), le respect de soi, la bienveillance et l’amour de soi.

Comment est votre relation avec vous-même?

Tout d’abord, avant de développer une relation avec soi-même, il est important de commencer par évaluer celle que nous avons déjà.

Voici quelques questions à vous poser d’abord afin d’alimenter votre réflexion :

• Comment est la connexion avec vous-même?
• Comment vous percevez-vous?
• De quoi avez-vous besoin?
• Comprenez-vous bien vos sentiments?
• Comprenez-vous bien votre esprit?
• Quelles sont vos valeurs?
• Quelles sont vos limites?
• Qu’est-ce qui vous apporte de la joie?
• Qu’est-ce qui vous rend inconfortable?
• Quelle est votre relation avec l’inconfort?
• Savez-vous comment vous ressentez un « non »?
• Savez-vous comment vous ressentez un « oui »?

Je vous suggère de répondre à ces questions dans un journal. Les réponses n’ont pas besoin d’être longue. Mais cet exercice vous aidera à faire le point sur la relation avec vous-même.

Comment avoir une relation saine avec soi-même?

Vous venez peut-être de constater que votre relation avec vous-même nécessite un peu de travail ou au contraire, vous réalisez qu’elle se porte bien. Peu importe vos constats, vous pouvez construire une relation saine avec vous-même ou renforcer ce lien.
Voici 7 idées pour y arriver.

  1. Prenez soin de vos besoins de base.

Un bon point de départ pour commencer à cultiver une relation saine avec vous-même est de prendre soin de vos besoins physiques de base. Cela inclut de bien dormir, manger des aliments nutritifs et faire de l’exercice.

Par exemple, êtes-vous souvent déshydratée? Avez-vous souvent très faim? Attendez-vous d’atteindre une envie incontrôlable d’aller à la toilette avant d’y aller? Quand votre corps vous dit « c’est trop », est-ce que vous l’écoutez? Ou vous érigez un mur? Savez-vous suffisamment vous écouter pour répondre à vos besoins de base dès qu’ils se manifestent?

Prendre soin de vos besoins de base est la première étape pour développer une relation saine avec vous-même.

  1. Cultivez la joie et un sentiment d’accomplissement.

Donnez la priorité aux activités qui vous apportent de la joie et qui vous procurent un sentiment d’accomplissement.

Par exemple, ce n’est pas tout le monde qui occupe un emploi qu’elle aime, mais il est important de trouver des moyens de le rendre significatif. Avoir un sentiment d’intégrité pour la qualité de son propre travail peut être une norme personnelle qui donne un sens à un travail que vous aimez moins. C’est la même chose pour vos activités en dehors du travail (passe-temps, loisirs ou activités de bénévolat) et pour vos relations personnelles et amoureuses qui sont significatives.

Offrez-vous des plaisirs tous les jours comme une promenade au parc, une barre de chocolat, un long bain chaud ou un cours de yoga. Faites une liste de 10 à 15 choses qui vous détendent, vous rendent heureuse et vous font sentir en vie. Faites-en votre mission d’en faire au moins une tous les jours.

Si vous avez de la difficulté à trouver des idées, je vous invite à consulter ma liste d’activités (Liste de 88 activités à ajouter à votre vie) que vous pouvez ajouter à votre routine pour prendre soin de vous dès aujourd’hui.

  1. Concentrez-vous sur votre intérieur.

Une relation saine avec vous-même implique également d’être conscient de ce qui se passe à l’intérieur de vous. Pour y arriver, simplement vous poser régulièrement ces questions à voix haute et y répondre:

• Comment je me sens en ce moment?
• À quoi je pense?
• De quoi ai-je besoin en ce moment?

Adoptez la curiosité et l’acceptation de soi. Soyez curieuse de votre comportement, vos pensées et vos émotions. Posez-vous des questions telles que :

• Pourquoi ça me dérange?
• Pourquoi je me sens plus seule ces temps-ci?
• Bonjour la résistance ou le blocage. Qu’est-ce que tu veux que je sache? De quoi as-tu peur?

Écrire dans un journal ou consulter un thérapeute sont d’autres moyens de devenir plus conscients de vous-mêmes.

  1. Prenez régulièrement du temps pour vous.

Assoyez-vous tranquillement pendant 10 minutes le matin avec votre première tasse de café ou de thé. Trouvez des livres qui parlent à votre âme, votre soul et volez des moments pour les explorer chaque jour.

  1. Méditez.

Je trouve que la méthode la plus efficace est de se faire cadeau, à soi-même, d’une méditation quotidienne. Dans ces moments entre les pensées, nous nous accordons une tranquillité d’esprit qui peut nous aider les jours les plus stressants.

Par exemple, je médite chaque matin, parfois 5 minutes si je suis en retard, ou 15, 30 minutes. Il m’arrive aussi de méditer après le travail ou au cours de la journée si je me sens anxieuse.

  1. Parlez-vous différemment.

Quand vous êtes dures envers vous-mêmes, dans vos moments d’insécurité les plus profonds, vous pouvez être extrêmement critiques envers les autres. Il s’agit là d’un mécanisme de protection pour vous sentir mieux. La prochaine fois que vous vous surprendrez (ou votre entourage) à juger le physique ou le comportement d’autrui, reprenez-vous et abstenez-vous de le faire.

Faire preuve de bienveillance envers les autres et les accepter tels qu’ils sont est la première étape pour devenir plus attentifs à vos propres pensées et vos actions. Commencez par changer ces pensées désagréables et votre manière de vous parler à vous-même.

Combien de fois par jour vous dites-vous quelque chose de négatif? Parleriez-vous ainsi à votre meilleure amie? J’en doute.

Commencez par faire taire votre critique intérieure, remplacez vos affirmations négatives par d’autres positives et commencez à devenir votre meilleure amie. N’oubliez pas que « le subconscient n’a pas le sens de l’humour ». Il enregistre tout ce que vous vous dites. Si vous passez la journée à vous rejeter, la relation avec vous-même en souffrira et conséquemment, la relation avec les autres personnes dans votre vie.

  1. Entourez-vous de personnes qui développent une relation saine avec eux-mêmes.

En plus d’être entouré de gens qui vous traitent bien, il est utile d’avoir des relations avec ceux qui cherchent également à avoir de bonnes relations avec eux-mêmes. Pourquoi? À la fois parce qu’ils sont de bons modèles, et aussi parce que vous pouvez vous soutenir mutuellement dans vos efforts. Il est impossible d’éviter complètement les personnes toxiques pour la plupart d’entre nous, alors gérez ces relations avec soin.

Cultiver une relation positive avec vous-même est la pierre angulaire de votre monde entier. Il est crucial d’avoir une belle relation avec vous-mêmes, car c’est la seule relation que vous êtes assurée d’avoir chaque jour de votre vie. Soyez patiente ! Comme dans toutes les relations, développer une relation saine avec vous-même prend du temps, de la compassion et des soins.

Écoutez l’épisode de cet article sur Mlle Belle Trentaine Le podcast. Bonne écoute !

Comment être authentique et vivre sans masque

Le mot « authentique » signifie « qui est véritablement de l’auteur auquel on l’attribue » et « qui exprime une vérité profonde de l’individu et non des habitudes superficielles, des conventions ». Interprétons ceci comme : « Vous êtes l’auteur de votre vie ».

Cela signifie également « dont l’autorité, la réalité, la vérité ne peut être contestée ». C’est bien vrai. Lorsque vous pouvez faire confiance à votre voix authentique, il n’est pas nécessaire de chercher des conseils ailleurs.

Aucun gourou, thérapeute, enseignant ou écrivain à succès ne peut vous donner de meilleures réponses que celles que vous trouvez à l’intérieur de vous. Vous ne pouvez pas atteindre une tranquillité d’esprit sans être consciente que vous êtes unique dans ce monde. Deux personnes ne pourront jamais penser, ressentir ou vivre exactement de façon identique. Votre intuition fera toujours plus de sens et sera mieux informée de votre situation.

Pourquoi portons-nous des masques ?

Beaucoup d’entre nous croient à tort que si nous nous conformons assez bien à ce que les autres attendent de nous – si nous leur plaisons et réalisons leurs souhaits – nous serons aimées et recevrons la validation dont nous avons désespérément besoin.

Retirer nos masques et démonter « nos faux soi » prend du temps et beaucoup de travail. Seulement avec une légère poussée vers l’authenticité, vous serez étonnée de la différence que vous ressentirez. Vous pourriez découvrir de vieux passe-temps que vous aimiez, de vieux rêves et espoirs, ainsi que des aspects de vous-même dont vous ignoriez l’existence tels que l’humour, l’empathie ou la créativité.

Être authentique, c’est revenir à cet état enfantin d’honnêteté totale et de spontanéité où nous n’avions rien à cacher ni à avoir honte. C’est de ne pas laisser personne et aucun endroit nous influencer à nous renfermer ou à tourner le dos à nos valeurs et nos opinions. Il s’agit de prendre des décisions basées sur notre intuition et notre connexion avec nous-mêmes et l’univers, plutôt que de décider par la peur que les autres ne nous aimeront pas ou nous abandonneront.

Qu’est-ce qui se passe lorsqu’on ne vit pas une vie authentique ?

Les masques que nous portons peuvent :

• Entraîner des maladies physiques, des courbatures, la dépression, l’ennui et l’anxiété ;

• Nuire à la qualité de nos relations qui finissent par manquer inévitablement d’intimité ;

• Nous empêcher de trouver un travail épanouissant et nous bloquer de prospérer et de vivre l’abondance financière ;

• Affecter notre tranquillité d’esprit et interrompre notre croissance spirituelle.

Par où commencer pour vivre de façon authentique ?

Tout d’abord, laissez-moi vous dire que comprendre et démanteler nos mécanismes de défense afin que nous puissions vivre authentiquement — soit une fois de plus ou pour la première fois — demande du dévouement, de la patience et une compassion suprême envers soi-même. Ce n’est pas facile, en particulier dans une culture occidentale matérialiste et compétitive où nous sommes subtilement influencés par la publicité pour avoir plus, être plus et faire plus.

Mais c’est possible et lorsque vous vivez enfin dans un état d’authenticité, les avantages sont incommensurables. Vous aurez l’impression que le monde entier est une aventure ouverte et magique à explorer. Vous contribuerez positivement à cette planète d’une façon dont vous seule êtes capable.

Rappelez-vous à quel point vous êtes unique et combien vous avez à offrir au monde.

Quelles sont vos valeurs fondamentales ?

La première étape pour vivre une vie plus authentique est de définir vos valeurs fondamentales. Celles-ci peuvent inclure la compassion, la gentillesse, l’honnêteté, le sentiment d’appartenance, la paix, le courage, la santé, la forme physique, l’aventure, la réussite, l’éducation, l’amour, la culture, les voyages… Le plus important est de déterminer ce qui vous anime vraiment et ce qui vous tient le plus à cœur.

Ce processus crée une énorme confiance en soi. Vous serez en mesure, devant chaque personne, lieu ou chose, de demander : « Est-ce que cela correspond à mes valeurs fondamentales ? » Si ce n’est pas le cas, laissez tomber. Ça ne vous convient pas.

Par exemple, si l’une de vos valeurs fondamentales est la paix et que vous sortez avec quelqu’un qui se bat constamment avec les autres, vous devrez faire face au constat que cette relation ne contribue pas à votre bien-être.

Un autre exemple, si l’une de vos valeurs fondamentales est la créativité et que vous occupez un emploi ennuyant, le moment est peut-être venu de rechercher un emploi stimulant.

Lorsque nous commençons à vivre selon nos valeurs fondamentales plutôt que les valeurs qui nous sont imposées par la société, notre famille, nos écoles ou nos employeurs, notre courage peut avoir un effet domino.

Chaque personne sur notre chemin devient inspirée par notre authenticité. Nous réalisons que nous pouvons faire une différence simplement en étant fidèles à qui et à ce que nous sommes vraiment.

Écrire dans un journal et lire des livres qui soutiennent votre développement personnel et vos croyances spirituelles peuvent également vous aider à vous recentrez. Prenez le temps d’implanter une routine le matin et le soir qui vous aide à vous sentir plus équilibré et en bonne santé.

Ces premières étapes peuvent vous aider à commencer votre aventure vers une vie plus authentique.

Vivez-vous de façon authentique? Portez-vous différents masques avec différentes personnes?

La solitude peut-elle être positive ?

Aimez-vous avoir du temps en solo ou des moments de silence loin des autres? Est-ce que vous vous connaissez bien? La solitude peut-elle être au cœur de votre vie de façon saine? Zoom sur la peur de la solitude et la solitude volontaire.

Plusieurs personnes croient que la technologie les relie aux autres, mais elles se sentent toujours seules. Elles rencontrent et voient rarement des amis, parlent moins en personne et partagent moins de conversations intimes. C’est pourquoi plus de gens se sentent plus seuls que jamais.

Célibataire depuis bientôt 7 ans, j’habite seule avec deux chats et un lapin. Je travaille à partir de la maison en raison de la situation de la COVID-19 à Montréal. Il m’arrive, comme tout le monde, de ressentir de la solitude et un besoin de connecter. Je remarque que nous avons tendance à fuir à tout prix le sentiment de solitude. Pour l’éviter, nous nous compromettons dans les relations et les amitiés, en prenant des restes et en nous installant avec des personnes incompatibles, de peur d’être seules et de vivre de la solitude. La plupart d’entre nous avons défini le sentiment de solitude comme un « sentiment inacceptable dans le département des émotions ».

Mais que se passerait-il si nous voyions ce mot différemment? Et si nous changions simplement la définition « du temps seul » comme étant du temps passé avec nous-même que nous chérissons et attendons avec impatience? Si c’était le cas, nous devrions changer la relation que nous avons avec nous-même. Nous devrions arrêter de courir pour éviter d’être seule avec nous-même. Combien d’entre nous préférons remplir cet espace vide en nous avec les autres plutôt que de devoir faire le travail d’aimer être avec qui nous sommes dans le moment présent?

N’oublions pas ! Notre société fait toujours la promotion de la vie à deux, ou nous dit de cent manières différentes qu’être entouré de gens en vaut la peine. Mais considérons ceci:

Tout le monde a déjà été à un party à un moment ou à un autre et a ressenti une profonde solitude parmi les gens, s’est retrouvé dans une relation engagée et a ressenti ce sentiment familier de solitude.

Il ne s’agit donc pas d’avoir besoin d’un corps autour de nous pour éviter la solitude.

La différence entre la solitude et se sentir seule

La solitude n’est pas la même chose qu’être seule. La solitude est positive pour nous. Apprendre à passer du temps seule en profitant de la vie est très enrichissant.

Mais être seule doit être un choix pour que ça soit sain. Les personnes âgées qui désirent de la compagnie mais qui manquent de visiteurs, par exemple, sont plus susceptibles de ressentir les effets physiques et émotionnels de la solitude.

Il est également tout à fait possible de se sentir seule même lorsque nous sommes entourées de gens. Si nous n’avons pas l’impression que notre entourage nous comprend vraiment, ou si nous craignons qu’ils ne nous accepteraient pas s’ils connaissaient le « vrai nous », être en compagnie de personnes ne résoudra pas nécessairement nos sentiments de solitude.

Pourquoi la solitude est nuisible

Des chercheurs ont découvert que les personnes qui se sentent seules sont 50% plus susceptibles de mourir prématurément que celles qui ont des relations sociales saines.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles la solitude peut être mortelle. Elle peut entraîner une variété de problèmes de santé physique, psychologiques et en société. Malheureusement, la solitude semble être une épidémie croissante (surtout pendant la pandémie actuelle). D’ailleurs, des études montrent que la moitié des Américains se sentent seuls et isolés. Au Québec, on parle d’une épidémie invisible de la solitude. Selon La Fondation de France, 12% de la population française souffrirait de solitude. Un isolement qui touche de plus en plus les pauvres et les jeunes. Ce pourcentage équivaut à 5 millions de Français. La planète entière a besoin d’un HUG !

Le Dr Danilo Bzdok, professeur à l’Institut neurologique de Montréal et à Mila, Institut québécois d’intelligence artificielle, a expliqué au journal Le Devoir :

Les gens qui vivent en permanence dans la solitude se retrouvent de façon chronique dans une situation de stress. L’interaction sociale est tellement importante pour l’être humain, est tellement cruciale pour les gens de tout âge, des bébés aux personnes âgées, que s’il y a une carence d’interactions sociales comme ce pourrait être le cas en raison de l’isolement massif qu’a entraîné le confinement, ces gens-là perçoivent cette exclusion sociale comme une menace. Des études effectuées chez les singes, les rats, les souris, mais aussi chez l’humain, ont montré que les circuits cérébraux impliqués dans le comportement de mise en alerte face à un danger [soit les circuits associés au stress] sont sollicités de manière chronique chez les personnes vivant seules et qui souffrent de la solitude.

Alors comment peut-on cultiver des moyens plus sains de nous connecter ?

Il y a toujours quelque chose que nous pouvons faire pour créer une vie plus connectée avec les autres.

  1. Développons quelques relations étroites et bienveillantes avec nos amis, notre famille ou nos collègues.

Faisons des efforts pour entretenir nos relations les plus proches en nous donnant des nouvelles régulièrement, en reconnaissant les événements importants de la vie, en écoutant, en étant présente lorsqu’ils ont besoin de nous et en étant là à travers les hauts et les bas de la vie. Appelons nos collègues au téléphone et planifions des plans de distanciation sociale (si vous vous sentez tous les deux à l’aise, bien sûr).

  1. Donnons la priorité à l’équilibre entre notre emploi du temps et notre vie personnelle.

Pensons à des activités créatives, sociales ou bénévoles que nous aimerions ou trouverions significatives. Faisons des recherches et établissons un plan précis sur la façon de les intégrer à notre emploi du temps chargé. Que sommes-nous prêts à laisser tomber pour consacrer plus de temps à la socialisation?

  1. Faisons l’inventaire de nos relations.

Si la plupart de nos relations sont superficielles, demandons-nous si nous souhaitons apprendre à connaître ces personnes. Sont-elles capables d’être le genre d’amis proches que nous aimerions? En fonction de la réponse, nous pouvons décider de parler davantage de nos besoins, de tendre la main et d’initier davantage, ou de rechercher différents types d’amis.

  1. Changeons de discours intérieur.

N’acceptons pas nos pensées lorsque nous commençons à ressentir une ambiance solitaire en nous. Attrapons-la avant qu’elle ne prenne racine, avant de commencer à nous dire que nous sommes seules et à chercher désespérément autour de nous en remarquant des couples qui se tiennent la main ou des groupes de personnes assises dehors dans des restaurants en train de rire et d’avoir l’impression que nous avons échoué d’une manière ou d’une autre.

Disons-nous plutôt : « Je peux être avec moi maintenant » et demandons-nous ce que nous avons envie de faire. Quelle action pourrions-nous entreprendre à ce moment-là pour voguer vers un autre état d’esprit?

  1. Aimons-nous plus !

Soyons seule, sans craindre ce vide qui peut parfois naître. Soyons avec nous-même et aimons-nous quand il n’y a personne pour nous valider. Apprenons à aimer la personne que nous sommes dans toutes sortes de situations. Le climat que nous créons dans notre esprit, grâce à notre discours intérieur positif, élève la barre de toutes les autres relations dans notre vie. Choisissons-nous! Passons du temps à faire des choses qui comptent pour nous et de découvrir ces choses. Lorsque nous apprécions vraiment notre propre personne et la vie significative que nous avons cultivé, nous voudrons naturellement partager cette joie avec quelqu’un d’autre.

Il s’agit de nous aimer pour être avec les autres de façon différente. Être avec eux, car nous débordons de joie; pas car nous ressentons un vide. Le désir de connecter ne vient plus d’un manque ou de l’isolement. Nous avons appris à nous asseoir seule sans nous sentir seule.

Dans les prochains jours, comment pourriez-vous êtres plus connectés aux autres? Combien de temps pouvez-vous consacrer à apprivoiser une solitude volontaire? Avez-vous peur de la solitude?

35 ans et célibataire : oui, et alors ?

J’ai 35 ans et je suis célibataire depuis 6 ans. Ce sont les faits, la partie évidente. Mais le pourquoi est un peu plus compliqué, comme le sont si souvent les raisons.

La plupart des gens diraient que c’est ma faute. C’est quelque chose que j’ai fait ou quelque chose qui ne va pas chez moi. Je suis trop difficile, trop exigeante, trop needy, trop indépendante – la liste est interminable.

Est-ce ma faute?

C’est la mauvaise question, car le jeu du blâme se termine généralement par un vainqueur et une victime. Une autre façon dont la société aime nous séparer.

Je ne suis ni vainqueur ni victime. Cependant, je suis célibataire et, contrairement à d’autres personnes célibataires, je l’apprécie et parfois, je ne l’apprécie pas. Il m’arrive de trouver ça merveilleux et magique, et frustrant et exaspérant.

Tous mes amis sont en couple, forment des familles et font des choses familiales, et je suis ici en train d’essayer de trouver la prochaine émission que je vais regarder en frénésie sur Netflix alors que j’aimerais mieux rigoler au bord de l’eau en me promenant main dans la main avec un homme que j’aime.

Ma vie actuelle est loin de celle que je m’étais imaginée lorsque j’étais enfant. Aujourd’hui, je serais mariée, avec deux enfants et je vivrais dans une belle maison au bord de l’eau. Mon mari – qui mesure 6 pieds 3 pouces, a de magnifiques yeux verts et la tête pleine de cheveux bruns – serait follement amoureux de moi, et il m’apporterait toujours des fleurs sans raison apparente.

La vie dont je rêvais versus la vie que j’ai réellement : 35 ans, célibataire, sans enfant, vivant dans un appartement avec 2 chats et un lapin, amoureuse d’un homme inaccessible et 2 fois fiancé.

J’ai vécu 35 ans avec moi-même, pour moi-même, par moi-même. J’apprends à véritablement me connaître depuis un an. Je ne suis pas sortie avec personne depuis près d’un an, par choix. Quand on vit une dépression à 34 ans et qu’on décide d’en guérir, notre bien-être devient la priorité de toutes les priorités. Quand on remonte la pente, nous trouver un partenaire est le dernier de nos soucis. On veut se reconstruire et être plus solide que l’Empire State Building. C’est tout ce qui compte.

Vous savez ce que je déteste le plus des gens et des relations ? Je déteste quand ils ne sont pas honnêtes l’un envers l’autre, ne ressentent plus d’amour et restent dans une relation pour les mauvaises raisons telles que les enfants. Tant qu’à être sur le sujet, j’aimerais ajouter que je déteste les femmes qui flirtent avec des hommes en couple et ceux qui trompent leurs femmes.

Je ferme cette parenthèse.

Quand mes amis en couple me demandent pourquoi je ne suis pas active sur les applications de rencontres en ligne, mes oreilles frisent. Pourquoi le célibat est-il considéré comme un état qu’on doit absolument changer ? Ah, c’est vrai. La normalité, c’est d’être deux, c’est ça ?

Bien sûr, il m’arrive de vouloir passer un moment avec cette personne dont la connexion est incroyable. Mais elle n’est pas à mes côtés alors je ne peux pas l’inventer.

Je vois des filles de mon âge sortir avec des hommes sans arrêt et sans succès, alors qu’elles ignorent ce qu’elles recherchent, n’ont pas guéri leurs blessures, n’ont pas de relation saine avec elles-mêmes, ignorent également leurs besoins, ou les façons de communiquer sainement avec une autre personne, et je pourrais continuer cette énumération.

C’est pile poil ce que je suis en train de faire depuis un an. Je travaille sur moi-même pour moi-même afin d’être la meilleure version de moi-même. J’apprends à guérir mes relations et à devenir la bonne personne pour moi-même.

D’ailleurs, après être retournée sur les bancs d’école avec les femmes de Rising Woman et le programme Heal Your Relationships, je suis en train de suivre mon deuxième programme : Becoming The One.

C’est le plus beau cadeau que je pouvais me faire et c’est justement parce que je suis célibataire, que je peux me le permettre.

La dépression de votre partenaire est-elle contagieuse ?

Vos pensées et vos sentiments ne sont pas toutes les vôtres. Si vous habitez avec une personne anxieuse ou déprimée, vous pourriez ressentir ou même agir selon leur pathologie, surtout si elle n’est pas activement en train de traiter ses symptômes.

Beaucoup a été écrit sur les façons que l’on peut aider une personne vivant une dépression, mais très peu sur les personnes qui habitent avec une personne déprimée. La personne qui aide l’autre ne se rend souvent même pas compte qu’elle a besoin d’aide ou qu’elle a le droit de se sentir bien.

Plus de 50 ans de recherche parapsychologique et des milliers de tests de laboratoire ont démontré de manière convaincante que la télépathie existe. L’implication de cette découverte est que nous ressentons ce que les autres peuvent ressentir, nous pouvons nous « entendre » et nous pouvons vivre l’énergie de l’autre personne, même à distance. Une connexion primaire est responsable de rendre notre expérience beaucoup plus publique et pénétrable que nous ne le pensons. Ce que nous vivons le plus, ce sont l’énergie des personnes qui nous tiennent à cœur et celles à proximité.

Vous n’êtes pas une aide professionnelle et la dépression, pour guérir, a besoin de ce type d’aide. Vous rappelez ceci vous aidera à maintenir une bonne protection d’auto-défense psychique et psychologique si vous habitez avec une personne déprimée.

Voici quelques éléments à considérer et à pratiquer :

  1. Décidez d’un espace séparé et sécuritaire pour vous-même où vous n’autoriserez aucune intrusion. Créez-y un environnement favorable, un lieu sacré qui interpelle tous vos sens et vos points de contact : la vue, l’odorat, le goût, les sentiments et l’ouïe.
  2. Déterminez un objectif clair dans votre propre vie et créez-en de plus petits pour une heure précise, un jour ou une semaine donnée. Ceci donnera à votre vie un cadre qui vous permettra de rester concentré sur l’action et d’éviter de sombrer dans la dépression de quelqu’un d’autre.
  3. Fixez des limites avec amour et clairement exprimées à la personne déprimée. Celles-ci peuvent inclure la fréquence à laquelle vous serez en communication, les choses que vous donnerez et celles que vous attendrez d’eux en retour. Soyez disciplinée pour garder ces limites.
  4. Nettoyez votre télépathie en différenciant les dialogues télépathiques qui apparaissent « dans votre esprit » entre ceux qui sont utiles et ceux qui ne le sont pas. Chaque fois que vous commencez à converser avec la personne déprimée dans votre esprit, ou que vous permettez à d’autres dialogues négatifs d’entrer dans vos pensées, redirigez-les vers de belles conversations. Parlez par télépathie à une personne dont vous souhaitez vous rapprocher. Faites passer votre esprit à n’importe quel dialogue productif. Vous constaterez que ceci crée non seulement un désengagement qui peut aider la personne déprimée à passer à l’action, mais également ceci est bénéfique pour continuer à aller de l’avant avec votre vie.
  5. Aucun nouveau dommage est une règle de la vie, et surtout en cas de crise. Pour chaque interaction, évaluez le risque et la récompense, puis choisissez vous.

Votre première obligation est envers vous.

Incarnez cette réalité fonctionnelle et vous serez assez forte pour donner un coup de main lorsqu’on vous le demandera.

Si vous pensez que vous, ou un proche, pourriez être déprimée, il est important de demander conseil à un professionnel de la santé mentale qualifié ou un médecin pour poser un diagnostic. Cette personne vous aidera à trouver le meilleur traitement pour vous. La dépression est une maladie mentale extrêmement courante et il existe de nombreux traitements qui sont efficaces. 

Avez-vous déjà été dans cette situation? Comment avez-vous traversé cette période avec votre partenaire?