La gueule de bois de vulnérabilité : comment j’ai découvert son existence

En mai dernier, j’ai pris un risque émotionnel. Avec courage et détermination, j’ai révélé mes peurs et mes sentiments à une personne importante dans ma vie sans aucune attente. Le lendemain, je me sentais bizarre. C’est à ce moment que j’ai appris ce qu’était la gueule de bois de vulnérabilité.

J’ai toujours caché ma vulnérabilité aux hommes, car je ne me suis jamais sentie complètement en sécurité. À mi-chemin dans mon programme Heal Your Relationships de Rising Woman, je devais apprendre à me montrer vulnérable auprès des personnes avec lesquelles je me sentais en sécurité. J’ai donc communiqué à Mark (dont la réelle identité restera secrète) mes sentiments à son égard ainsi que mes peurs les plus profondes.

Mark est dans ma vie depuis près de deux ans. Nous ne formons pas un couple. Notre relation est particulière. Un jour, je vous parlerai de cette relation dans la section du site Récits perso.

De retour à la gueule de bois.

Mon expérience avec Mark a été très positive, même si j’étais nerveuse et émotive. Mark m’a accueilli avec écoute, compassion et ouverture. Je n’aurais pas pu imaginer un meilleur scénario. Il était ému, touché et bouche-bée. Une fois le moment passé, j’étais tellement fière de moi. Jamais je n’avais osé partager avec lui mes sentiments ou lui montrer qui j’étais entièrement. En fait, j’ai rarement été authentique avec les hommes en général.

Après le risque émotionnel sans alcool, bonjour la gueule de bois de vulnérabilité !

Le lendemain, je ne me sentais plus aussi sûre de moi-même. J’ai commencé à ressentir une boule d’anxiété et une vague de nausée.

  • Oh mon Dieu. Pourquoi lui ai-je dit ça ?
  • Va-t-il continuer à m’écrire ou prendre ses distances ?
  • Est-ce qu’il m’estime moins depuis que je lui ai dit ça ?
  • Que pense-t-il de moi ?
  • Ai-je bien fait de me dévoiler de la sorte ?

Ces questions nous traversent l’esprit en l’absence de réaction (et même avec une réaction !). Lorsque nous avons le courage de nous montrer vulnérable à une autre personne, nous nous ouvrons à l’incertitude.

C’est la gueule de bois de vulnérabilité. La bonne nouvelle, c’est qu’elle est universelle. Directement liée à la peur de la vulnérabilité, la plupart d’entre nous en font l’expérience.

Tout le monde a un jour ressenti le besoin pressant de se rapprocher d’un ami, d’un collègue ou d’un membre de la famille. Malgré la peur, l’envie de dire quelque chose d’important est là, et avant de s’en apercevoir, on avoue tout : on fait part de ses vulnérabilités les plus intimes.

Brené Brown : sa découverte de la « gueule de bois de vulnérabilité »

La chercheuse Brené Brown a inventé le terme « gueule de bois de vulnérabilité » (vulnerability hangover). Elle a démontré dans ses recherches sur la connexion humaine que la honte était liée à la vulnérabilité.

Être vulnérable signifie que nous sommes prêtes à prendre des risques émotionnels lorsque nous ne sommes pas certaines du résultat. Il faut beaucoup de courage pour révéler notre vrai soi, que ce soit en partageant nos sentiments, nos rêves, nos revers ou nos peurs. Lorsque nous nous exposons, nous prenons le risque d’être rejetés.

Cet acte de rejet déclenche certaines de nos peurs et des cycles de honte les plus primitifs. À l’époque préhistorique, les humains avaient besoin de groupes sociaux pour survivre. Ce besoin était profondément enraciné, ce qui explique pourquoi nous en ressentons toujours les effets aujourd’hui.

D’ailleurs, nous ressentons une honte énorme si nous ne sommes pas bien reçus. Cette peur de la honte nous pousse à cacher notre vulnérabilité. Plus vous êtes vulnérable, plus le résultat peut peser lourd sur vous.

Harriet Lerner propose de merveilleux conseils à ce sujet. Elle écrit :

En ce qui concerne le partage de sa vulnérabilité, il est sage de prendre le temps de tester une image mentale des choses telles qu’elles vont être et telles qu’elles auront l’air.

L’échec ressenti quand les attentes ne se réalisent pas débouche souvent sur la honte.

Mais lorsque nous nous cachons, nous perdons du même coup la chance de donner un sens à sa vie.

Avez-vous déjà ressenti une gueule de bois de vulnérabilité ? Quel risque émotionnel aviez-vous pris ?

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