Les blues du lundi

C’était toujours comme ça avec le Rockeur. La même chanson, on repeat.

On s’écrit tout le temps.

On finit par se voir.

On vit un super moment.

Et puis, il disparaît pendant quelques jours.

Même si je sais chaque fois la suite de l’histoire, j’embarque à fond, parce que c’est trop bon, intense et passionnée. Je suis accro à cette mélodie qui me chavire dans tous les sens. Pourtant, ce n’est pas que je n’essaie pas de le faire apparaître…

Le week-end de notre nuit, je devais calmer mes ardeurs. Même si j’avais passé un moment inoubliable avec lui, je devais m’en tenir à ça. It was just for fun, right? Il a passé le week-end à faire du surf avec ses amis. Il m’a envoyé une photo de sa nouvelle planche en action. Mais c’est moi qui lui a écrit…

Le lendemain, j’avais encore envie de le voir. J’étais addict à lui. C’était ma drogue. Je lui ai proposé de venir me rejoindre plus tard en soirée. Il était 20 h, un lundi. Sa réponse m’a étonné et un brin alarmé.

M. Le Rockeur : Je suis déjà pas mal saoul. J’ai déambulé dans Montréal aujourd’hui à écrire et là, je me fais à bouffer… Pas une super idée de me pointer chez vous………

Que faisait-il un lundi soir à être saoul ? Je trouvais ça un peu étrange. Le côté maternel en moi s’est demandé si quelque chose n’allait pas. J’ai tâté le terrain avec finesse.

Moi : Tu t’es fait un party tout seul ou tu as écris avec plusieurs bières ?

Lui : Un mélange de tout ça avec une dose de remise en question triste, deux parts de « ouin…..faque là…… » pis un soupçon de « commence donc ton livre ».

Moi : Tu as pris un lundi pour faire ça en plus? Les remises en question le lundi, ça ne donne jamais rien de bon. Sois pas trop dur envers toi. Pense à tes derniers jours sur l’eau, et comment tu te sentais au lieu de te réprimander! #mytwocents

La conseillère hors-paire en moi se débattait vraiment pour ne pas lui montrer toute mon inquiétude.

Lui : Your two cents are worth it.

J’ai essayé de le faire sourire et de chasser ses blues comme je le pouvais à distance. Je me disais qu’il n’allait sûrement pas se rappeler de notre conversation le lendemain. Je lui ai donc partagé une de mes inquiétudes à propos de nous deux. Ouin, pour l’art de choisir ses moments, on repassera !

Moi : J’espère que ‘’this’’ (nous deux) is not turning into a sex thing. Anything but that.

Lui : Qu’est-ce que tu veux dire ?

Moi : Bin.. fuck friends mettons.

Lui : Je comprends… Je veux dire… on se promet rien surtout… mais on garde ça full respect friendship.

Moi : On se promet rien, je suis d’accord. Mais sans définir ce que c’est, je pense qu’on peut laisser aller. T’es quand même plus qu’un ami là. Et j’ose espérer que moi aussi.

Lui : True that

Moi : C’est quand t’as envie de me voir ?

Lui : Quand je ne serai pas saoul, de bonne humeur pis agréable !

Moi : Haha je ne t’imagine pas désagréable !

Lui : Tu serais surprise.

Moi : On a tous des mauvaises journées.

Lui : Blame it on the mondays…

Moi : La bonne nouvelle, c’est qu’il achève. Quelqu’un m’a déjà dit que des fois une personne peut aider à ajouter des points d’exclamation à notre vie.

Lui : Très bien dit.

Moi : Tu te souviens que c’est toi, right ? Ta correspondante va essayer d’aller dormir…

Je n’arrivais pas à dormir. Je me posais mille et une questions. Il faisait hyper chaud. Un lundi soir d’août, en pleine canicule. J’ai donc repris mon téléphone pour lui écrire.

Moi : Je n’arrive pas à dormir à cause de la chaleur

Lui : Je comprends, c’est crissement chaud !

Moi : Mon ventilateur n’est même pas suffisant

Lui : Shit ! Imagine si en plus j’étais là. Trop chaud !

En fait, j’espérais secrètement qu’il m’invite chez lui. Il faisait toujours plus frais dans son appartement. Ma dose de lui devait me manquer, ou j’ai profité qu’il oublierait le lendemain ce que j’allais lui dire.

Moi : Je ne veux pas apprendre à connaître personne d’autre que toi

Lui : Pas certain de comprendre

Moi : Ya juste toi que j’ai envie de connaître. The real you. L’agréable pis le désagréable. Le surfeur pis le rockeur. L’indépendant pis le romantique. L’angoissé pis le free-spirit.

Lui : C’est généreux cette ouverture. Good night

Je n’ai pas trop compris ce qu’il disait, mais ce n’était pas si important. Il était saoul et moi, j’étais clairement en manque de lui.

Plus le temps passait, plus je me rendais compte que mon addiction ne me donnait pas ce dont j’avais besoin…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.