Quand le rêve devient réalité

J’étais en route vers l’appartement de M. Le Rockeur à moitié excitée, à moitié endormie.

Ma seule envie : me coller contre lui toute la nuit.

Quinze minutes plus tard, je sonnais à sa porte. J’essayais toujours d’avoir l’air nonchalante, mais je doute que ça fonctionnait vraiment. J’étais beaucoup trop énervée d’être là ! M. Le Rockeur m’a ouvert et m’a fait entrer. Notre projet était simple: se coller.

Nous nous sommes installés sur son divan, au salon. Il nous a servi du scotch. J’étais impatiente de connaître la raison de sa colère. Il m’a tout raconté. Il vivait de la déception par rapport à de vieux amis. Il se sentait exclu d’eux alors qu’il ne comptait plus le nombre de services rendus. Mon rockeur avait une peine d’amitié. Je pouvais le comprendre. Encore une fois, nous vivions des émotions similaires. Pas une journée ne passait sans que je pense à mon amie qui sortait avec mon ex. Je l’ai conseillé et consolé du mieux que je pouvais. C’était une des premières fois qu’il s’ouvrait vraiment à moi.

Il devait se remettre au travail alors je me suis dirigée vers sa chambre. Il était installé avec son laptop sur la table de sa cuisine. La table était couverte de feuilles de notes écrites à la main et de quelques bières terminées. Pour ne pas avoir les cheveux devant les yeux, il a enfilé une de ses casquettes à l’envers. Il était trop craquant.

Nous ne nous étions pas encore embrassés. Je trouvais ça drôle de me dénuder sous ses draps avant même de l’avoir embrassé. Je me suis installée sur mon côté du lit; oui, nous avions déjà nos places assignées, comme un vieux couple! Il prenait le côté gauche, et moi, le côté droit. Chez moi par contre, c’était l’inverse. Je dormais à gauche et lui, à droite. Notre règle : c’était le roi de la maison qui décidait.

Seule dans son lit, j’ai texté une amie. J’étais un peu feeling et très fatiguée. C’était drôle de la texter en direct du lit du rockeur. On rigolait. Une demie heure plus tard, je suis allée à la salle de bain. Pour m’y rendre, je devais passer derrière lui. J’étais nue, dans sa maison, à me promener comme si de rien n’était. En sortant de la salle de bain, je me suis retenue pour ne pas aller l’enlacer autour de son cou et déposer quelques baisers le long de son dos ou même, de faire exprès de ne pas coller mes seins sur sa peau.

Au moment de me glisser sous les draps, il m’a demandé si j’avais tout ce dont j’avais besoin. « Non, il me manque toi!» ai-je pensé, mais j’ai répondu «oui, merci». Il est venu me rejoindre dans le lit pour prendre une petite pause. En remarquant que j’étais nue, il a passé sa main dans mes cheveux. Nous nous regardions. Je brûlais d’envie de ses lèvres sur les miennes. Nous nous sommes embrassés comme des fous, comme si c’était la première fois ever. J’ai tenu à souligner les faits :

Tu sais que je me suis retenue pour ne pas te déranger. Là, je n’ai rien fait, c’est complètement de ta faute.

Nous nous sommes encore embrassés, puis, il m’a souhaité bonne nuit avant de retourner dans la cuisine. Je me suis endormie pas très longtemps après ce moment. J’étais épuisée et heureuse d’avoir eu de doux baisers.

Quelques heures plus tard, M. Le Rockeur est venu me rejoindre. Je dormais et j’étais complètement confuse. Ses mains parcouraient mon corps doucement et sa bouche étampait ma peau de ses baisers.

M. Le Rockeur : Est-ce que tu sais qui je suis ?

Moi : Oui.

Il rigolait. Je n’étais pas réveillée ! Je volais quelque part entre le rêve et la réalité. Et pour une fois, ma réalité était aussi agréable que mes rêves. Nous nous sommes donnés des câlins, du plaisir et un peu d’amour…

Le matin est arrivé vite, trop vite. Je n’arrivais pas à le quitter. Je n’avais pas eu une assez grande dose de mon rockeur. J’en voulais encore plus, mais je devais partir travailler. Comble de malheur! Pas de culotte. Nous avons fouillé partout. Je suis donc repartie commando style!

Trois heures plus tard, mon téléphone a vibré. C’était mon rockeur. Déjà?!

Lui : J’ai retrouvé ta culotte. C’était bon le sexe tsé.

Moi : Cool! Vraiment… Difficile de partir…

Il m’avait écrit en premier. J’étais heureuse et c’est tout ce qui comptait à cet instant!

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