M. Le Rockeur est dans sa bulle de voyage

Depuis son voyage au Nicaragua, M. Le Rockeur se comportait de façon différente avec moi. Même si mon amie me disait que c’était dans ma tête, je ne le sentais pas aussi présent qu’avant.

Le lendemain de la première nuit à mon appartement, j’étais heureuse. Je me sentais bien. Je commençais à imaginer ma nouvelle vie sans mon ex. Tout autour de moi était plus réel. Je sentais que je pouvais enfin avancer et me reconstruire.

J’ai réécris à M. Le Rockeur en premier pour lui dire que j’avais passé une soirée «wow» à ses côtés. Il m’a écrit qu’il était content de lire ça. Deux jours plus tard, j’étais sans nouvelles (ce qui n’était pas dans ses habitudes).

Je lui ai écrit pour savoir ce qu’il faisait de bon, en espérant le voir bientôt. Il m’a répondu qu’il était stressé pour le travail et qu’il avait du pain sur la planche. Je lui ai demandé s’il avait du temps pour me voir en soirée. Il m’a dit qu’il était pris dans la rédaction d’un article, sans vraiment me répondre. Je lui ai mentionné qu’il était bon pour éviter mes questions. Il m’a dit répondu qu’il était trop occupé pour pouvoir me voir. Je n’étais pas chanceuse; il annonçait des orages en soirée.

Moi : Va falloir que je retravaille mes stratégies pour te donner envie de me voir plus souvent.

Le Rockeur : Ouin, je suis pas mal dans mes affaires ces temps-ci… je sais pas trop quoi dire…

Moi : Hmm c’est ok. Tu peux me donner un indicateur de si tu as envie ou pas. Comme un signal de fumée, un pigeon voyageur… Ou m’expliquer ce que tu veux dire.

Lui : J’aime bien l’idée du pigeon…

Moi : Et ce pigeon est :

1.Vraiment occupé, mais il a envie de me voir.

2.N’a pas la tête à ça.

3.Se demande s’il va avoir un 4e choix de réponse.

4.Aucune de ces réponses.

Lui : T ‘es assez drôle tsé avec ton 3 et 4. Ma réponse, c’est la suivante: je t’avoue que depuis mon retour du Nica, je suis pas mal dans ma tête: les projets, le boulot, les prochains voyages, etc. J’ai un peu de misère à sortir de là et je sais que c’est pas l’idéal d’être trop dans sa tête. J’ai tellement d’idées que je veux avancer pis mettre en place. C’est comme une explosion d’items sur ma To Do mais ça m’isole peut-être trop en même temps… Je serais tenté de mixer ma réponse à développement qui nuance ton 2 avec ton 1.

Moi : Ok… là je ne suis pas certaine de comprendre ce que tu veux. Tu me dis que tu as envie de me voir, mais en même temps, non?

Lui : J’ai envie de te voir, mais là ce soir, je suis dans mes trucs d’écriture. Je suis un peu in my head depuis mon retour avec beaucoup de nouveaux projets et je suis full là-dedans. Last week, cette semaine, etc. C’est ça en gros que je dis.

Moi : Aaaah ok! Là c’est clair.

Lui : Fiouuuuu. Ok good!

Moi : En plus, ce n’est vraiment pas dans mes habitudes de proposer de se voir. J’aimais mieux quand toi tu le faisais. Donc tu as comme besoin de temps…  De revenir de ta bulle…

En réalité, même si je lui disais que je comprenais, je freakais un peu. Je le trouvais bien compliqué tout d’un coup. J’avais le sentiment qu’il voulait mettre de la distance entre nous.

Moi : Je veux juste te dire que je ne suis pas à l’aise de pas savoir si on se voit ou non, de wait around, genre i need to feel that you want to make plans too to see me and spend time with me… Make sense? Gawd. Je suis en mode sharing.

Lui : Ya make sense. Totally. Je veux surtout pas que de ton bord tu ne sois pas bien avec ça. Sorry si je génère un malaise.

Moi : Il n’y en a pas, mais je pense que c’est bon que je te dise comment je suis.

Lui : Absolument. C’est important.

Moi : Je te laisse travailler.

Lui : Thanks for sharing.

Deux jours plus tard, j’ai reçu un message qui m’a fait sourire.

M. Le Rockeur : Good morning !

Je ne me souvenais pas la dernière fois où il m’avait écrit pour me dire «bon matin». J’ai eu le sourire aux lèvres toute la journée. Et puis, vers 17 h, j’ai reçu un autre message :

M. Le Rockeur : Des plans en soirée ?

J’avais des étoiles dans les yeux!

Ma première nuit à mon nouvel appartement avec M. Le Rockeur

Les jours suivants notre verre, M. Le Rockeur était très occupé, mais je me demandais si son comportement ne cachait pas autre chose.

Je regardais mon téléphone aux deux secondes en espérant un message de lui.

Je dois avouer qu’à son retour de voyage, je m’attendais à reprendre là où nous nous étions laissés. J’avais été habituée à ce qu’il veuille me voir tous les soirs, et là, rien. Cette semaine-là, je déménageais enfin dans mon appartement. La transition entre mon ex et mon chez-moi m’a paru comme une éternité, mais en réalité, elle aura duré cinq mois. Un gros changement arrivait dans ma vie. J’ai décidé de me lancer en écrivant à M. Le Rockeur.

Samedi soir, tu es dispo? Je voulais t’inviter chez moi pour baptiser ma première nuit à mon appartement.

Le Rockeur : Ouh… c’est un honneur assez immense ça.

Moi : Haha

Lui : Pas sûr que je sois digne de ce grand rôle là. C’est quand même pas rien!

Moi : Haha! C’est que je veux être certaine de donner à mon appartement une vibe rock-happy.

Lui : Ah ben ça. Ok. Rock happy fuck yeah.

J’étais contente qu’il ait accepté. J’avais hâte de l’accueillir chez moi.

Le soir du baptême à l’appartement

Tout était installé. J’étais prête. Une semaine s’était écoulée depuis notre dernier rendez-vous. Je m’étais ennuyée de lui et j’avais hâte de le voir. Nous avions décidé de se voir en fin de soirée et de souper ensemble. Je regardais mon téléphone, impatiente de son arrivée.

Et puis, j’ai entendu le bruit d’une moto, une Harley Davidson. Il arrivait. Je sautais partout, excitée comme une adolescente. Il a cogné; il était à ma porte. J’ai pris une grande respiration et je suis allée lui ouvrir. À ma grande surprise, il avait un bouquet de fleurs à la main et une bouteille de champagne. J’étais bouche-bée! Je ne m’attendais pas du tout à ça. Il m’a totalement surprise. Je l’ai trouvé cute de m’amener des fleurs et d’avoir pensé au champagne. Je me sentais importante pour lui. Mon rockeur était romantique. Il me l’avait bien dit!

Nous avons passé une super belle soirée, une belle nuit et un beau réveil…

M. Le Rockeur veut prendre son temps et se la jouer chill avec moi

Deux jours après son atterrissage, j’ai rejoins M. Le Rockeur dans son quartier pour prendre un verre. J’étais hyper nerveuse de le revoir.

Je suis arrivée au bar avant lui. Rien pour me calmer les nerfs. Avant son départ pour un mois, nous nous étions quittés sur un high. Je ne savais pas à quoi m’attendre. J’avais peur qu’il ait oublié tous nos moments ensemble.

Puis, au milieu de toute cette angoisse, j’ai aperçu au loin un mec grand et mince à la démarche particulière. Je l’ai immédiatement reconnu. Personne d’autre ne marche comme lui. Au teint hâlé, il était enthousiaste derrière ses yeux pétillants et son sourire éclatant. Il s’est empressé d’excuser son retard. Il m’a donné deux becs sur les joues pour me saluer. Nous nous sommes installés sur la terrasse à une petite table ronde.

J’avais tellement de choses à lui dire, mais je restais muette. J’avais peur qu’il ait perdu notre étincelle, nos papillons et nos regards langoureux entre deux vagues au Nicaragua. Je ne pensais qu’à ça. J’étais bloquée sur mes peurs sans apprécier le moment présent. Il l’a tout de suite remarqué. Il ne comprenait pas pourquoi je ne parlais pas.

Il m’a raconté quelques péripéties de son voyage, ses projets d’ici la fin de l’été et ses prochains voyages. Je ne voyais pas où était ma place dans tout ça. En fait, je ne voyais pas comment il allait trouver du temps pour moi. Après nos verres, il m’a invité à poursuivre la soirée chez lui. J’ai accepté. Il m’a offert de conduire ma voiture jusqu’à son appartement, car j’étais fatiguée. J’étais contente qu’il le déduise par lui-même. Il me lisait bien.

Arrivés chez lui, nous avons pris un autre verre dans son salon. Il m’a confié qu’il avait regretté notre discussion à l’aéroport d’Atlanta, qu’il s’était mal exprimé. Il m’a demandé si j’avais besoin de prendre du temps pour moi et de faire le ménage dans ma tête. Je ne comprenais pas pourquoi il disait ça. Je venais de passer un mois à anticiper son retour; je n’avais pas besoin d’encore plus de temps sans le voir! Il me sentait froide, comme si j’étais mêlée par rapport à lui et mon ex. Alors qu’au fond, j’avais juste peur. Il m’a demandé si je pouvais arrêter de parler de mon ex. Il m’a fait remarqué que toutes les fois qu’on se voyait, je parlais de mon ex. Je me sentais mal; je n’avais jamais réalisé à quel point je lui en parlais. Il m’a confié ce qu’il avait envie :

Je pense qu’on devrait prendre notre temps et se la jouer chill.

Il avait raison. Notre relation s’était enflammée trop rapidement. Je n’étais pas prête et il le sentait.

Il a fini par m’embrasser. Nous avons dormi ensemble collé. J’étais au paradis. Le lendemain matin, j’avais envie d’aller bruncher avec lui, mais il avait du boulot. J’étais déçue. J’aurais aimé passer plus de temps avec lui. Je suis donc repartie chez moi en me posant mille questions.

Tout allait bien, et pourtant, je ne me sentais pas bien.

Iriez-vous en date avec vous-même?

Vous accumulez les rendez-vous, mais rien ne fonctionne. Vous vous dites que les mecs sont tous pareils et que vous resterez célibataire toute votre vie. Mais, si c’était vous le problème?

Vous êtes-vous déjà demandé ce que vous projetiez à l’autre? Quel est votre discours lors d’un rendez-vous? Lorsque vous parlez de vous-même, êtes-vous positive ou négative?

Si vous passez votre temps à vous dénigrer, vous ne semblerez pas très intéressante pour l’autre. Par exemple, «j’étais plus en forme avant, maintenant je suis molle de partout», ou «ma vie n’a rien d’intéressant».

Aussi, si vous n’arrivez pas à prendre des décisions pendant la soirée, ce n’est pas mieux non plus.

Il s’agit d’un gros turn off. Personne ne veut fréquenter quelqu’un dont l’égo ne passe pas dans la porte, mais personne ne veut fréquenter quelqu’un qui ne s’aime pas et ne s’estime pas non plus.

Votre bonheur est la chose la plus importante de votre vie.

Je vais vous dire un secret: si vous n’êtes pas heureuse, personne ne tombera amoureux de vous. Je sais, c’est raide, mais c’est vrai. Être heureuse, ou du moins être à la poursuite de votre bonheur, vous rend attirante pour l’autre.

Vous devez déterminer ce qui vous procure de la joie, et ce ne doit absolument pas venir de quelqu’un d’autre. Relisez cette dernière phrase jusqu’à ce que vous trouviez la réponse.

Si vous êtes heureuse, vous constatez peut-être que vous n’avez pas besoin d’un mec dans votre vie. Si vous trouvez un mec génial, il est simplement une belle addition à votre vie bien remplie.

Alors, je vous repose la question: iriez-vous en date avec vous-même?

3 livres à lire avant de recommencer à dater

Lorsque je suis redevenue célibataire à 30 ans, je me sentais en terrain complètement inconnue dans le monde du dating. Tinder? Ça n’existait même pas quand j’ai rencontré mon ex. Je me suis tournée vers mes amis célibataires, mais aussi, vers la lecture de plusieurs livres sur le sujet.

Voici ceux qui m’ont réellement appris quelque chose sur les hommes et comment dater en 2015.

1. Why Men Love Bitches (Sherry Argov)

Si vous n’aviez qu’à en lire un seul, choisissez celui-ci! Qu’est-ce qui fait courir les hommes ? Si vous pensez que c’est votre gentillesse ou votre dévouement, vous n’avez rien compris à la mentalité masculine ! Pour séduire, il faut du caractère et avoir une main de fer dans un bel écrin de velours. Multiplier les efforts ou adopter un profil bas ne sert qu’à faire croire aux hommes qu’ils nous tiennent entre leurs griffes… La bonne méthode ? Vous faire respecter en vous plaçant sur un pied d’égalité. Avec beaucoup d’humour, grâce à ce livre très pratique, vous aurez quelques idées pour être réellement désirée par les hommes.

2. It’s Just A F***ing Date (Greg Behrendt & Amira Ruotola)

Enfin, un livre moderne sur les relations amoureuses qui s’est adapté à notre réalité d’aujourd’hui, c’est-à-dire les réseaux sociaux, les SMS et les sites de rencontre. Pourquoi dater est devenu si difficile? L’auteur à succès (It’s Called a Breakup Because It’s Broken et He’s Just Not That Into You) présente des outils pour devenir l’experte du dating. Fréquenter quelqu’un devient amusant (comme se le devrait!)!

3. Never Chase Men Again (Bruce Bryans)

Découvrez 38 secrets pour faire fondre son cœur, maintenir son intérêt en vie, et évitez les relations vouées à l’échec. Très rapide à lire, vous apprendrez certainement sur les hommes, vos amis et vous-même.

M. Le Rockeur au Nicaragua pendant un mois et nos 1 000 messages

Quinze minutes avant que M. Le Rockeur a embarqué dans l’avion pour le Nicaragua, il m’a dit qu’il avait besoin d’espace et j’essayais tant bien que mal de lui en donner. Mais il a vite changé d’idée, car nous nous sommes écris environ 1 000 messages pendant son voyage.

Depuis ma rupture, M. Le Rockeur avait été là, pour moi, tous les jours. C’était peut-être un peu malsain, mais là, je ne pouvais plus lui parler, et j’avais de la difficulté. Je ressentais un manque profond.

Deux jours après son embarcation, il m’a écrit : «Merci…». Si vous saviez à quel point j’ai analysé ces trois petits points! Je connaissais très bien mon correspondant et je sentais qu’il regrettait notre dernière discussion… Je lui ai envoyé un smiley. Et puis rien, le silence.

Céder à la tentation de lui écrire

J’ai retourné notre dernière conversation dans tous les sens. Je n’arrivais pas à être certaine à 100% de ce qu’il avait essayé de me dire. Je ne dormais plus. J’avais mal à la tête. Je pleurais d’angoisse. Mes amis m’ont conseillé de lui écrire, car je ne m’endurais plus (et eux non plus!). Il était parti depuis 5 jours… Le mieux que j’ai trouvé à lui dire? Ceci :

Moi : J’espère que tu t’amuses et que tu n’as pas avalé trop d’eau salé.

À ma grande surprise, environ trente minutes plus tard, j’ai reçu un énorme paragraphe de sa part sur mon téléphone et des photos en direct de sa soirée. Comme s’il attendait juste ça, que je lui écrive.

Le Rockeur : Surf iSA world championship. After party qui commence. À Magnific Rocks. I’ve seen worse. Surf médium.. Je suis moins bon (beaucoup) qu’au Panama. On a fait trois heures de route en pickup avec mes amis owner du surf shop pour aller surfer sur une plage hyper isolé. Resté pris dans la mud. Ma moto va être ready demain. J’adore mon appart. Life is fuckin good. M’en va me chercher une chaudière de bière. Le band commence. I love it. Take care.

Et puis un deuxième message.

Lui : Pis vla ma chaudière. Pour la moitié du prix du verre de vin à la Buvette chez Simone.

Moi : Enjoy ta chaudière! Passe une bonne soirée !

Lui : Fuck yeah ! Bonne soirée à toi aussi !!!!»

Je me sentais mieux. J’étais contente d’avoir eu de ses nouvelles et en prime, deux photos.

Le Rockeur surfe une vague pour moi

J’avais une grosse présentation au boulot et j’étais très stressée. Vous savez, le genre de présentation sur laquelle vous avez travaillé à tous les jours pendant le dernier mois. J’avais besoin de lui, et je le sentais loin. Il m’a écrit ces mots d’encouragement, en direct de la plage :

Wish you all the good luck. Ça va aller pis tu vas être top fière. Je vais surfer une vague d’énergie pour toi. Peace.

Je le trouvais trop cute ! Il m’a écrit en soirée pour savoir comment avait été ma présentation. J’étais contente qu’il pense à moi même s’il était en voyage. Je lui ai répondu que sa vague avait été efficace. Il m’a écrit ceci :

Passe une belle soirée pis bravo pour ta présentation. J’suis vraiment content pis j’ai vraiment fait une vague pour ça tsé. C’est puissant en crisse l’océan. Pis c’est important de care !

Le Rockeur m’envoie une photo de sa moto avec son surf

Le lendemain soir, M. Le Rockeur m’a surpris en m’envoyant une photo de sa planche de surf accroché après une vieille moto sur le sable. Il m’a dit qu’il était heureux. Je me sentais si spéciale qu’il partage les moments de son voyage avec moi. En plus de me raconter son bonheur, il tenait à savoir comment je me sentais. Il avait peur de m’énerver avec sa bonne humeur. Au contraire, j’étais tellement heureuse de le savoir si heureux.

Moi : Tu ne me tannes pas. Quite the opposite.

Le Rockeur : Ah ouin ?

Moi : C’est sûrement les 20 heures de french qui te font douter si tu me tannes ou non.

Lui :  Non… du tout !

Le Rockeur me protège de l’orage à distance

Le même soir, un orage d’été frappait au-dessus de mon appartement. Je vous fais une confession : j’ai une peur bleue des orages. Bon, je sais. J’ai trente ans et je devrais pouvoir me raisonner. Mais j’ai été traumatisée quand j’avais 7 ans. Nous étions en camping en famille à Hampton Beach, aux États-Unis, et un violent orage a commencé directement au-dessus de notre tente. Il était tellement fort que mes parents nous avaient amené dans la voiture, mon frère et moi, en attendant que ça passe. Depuis ce temps, les éclairs, le tonnerre, la pluie et le vent : je déteste ! Bref, j’ai écrit à M. Le Rockeur en lui révélant ma peur des orages. Il m’a répondu :

Tu serais malheureuse en maudit ici #oragechaquesoir #thatsafact

Il m’a demandé comment j’allais et m’a dit qu’il faisait de la retouche photo en buvant un petit rhum and coke. J’étais littéralement cachée sous mes couvertures ! Il m’a envoyé toutes ses photos de voyage depuis le début. Il était tellement beau, souriant et frisé en petit maillot de surf ! Nous nous sommes écrit pendant 2 heures.

Le Rockeur : (T’aurais peur en sale en ce moment….. Y’a un crisse d’orage)

Moi : OMG ! Une chance que je suis loin.

Lui : Certain

Moi : Ça dépend du contexte. C’est sûr que toute seule avec des orages….C’est comme dans le film Ted. Il a un thunder buddy !

Lui : Pis (attention) mais si j’étais pas loin de toi pis que t’avais une peur d’orage, promis que je m’occuperais de toi. Pis ça ferais ben mon affaire d’être avec toi sous un drap d’été en ce moment.

Moi : J’aime lire ça. I’ll take a rain check (double jeu de mots).

Lui : Great.

Moi : Comment tu t’occuperais de moi ?

Lui : mes bras de surfer font la job pis mon attitude de biker fait le reste.

Le Rockeur, malade au Nicaragua

Le lendemain soir de l’orage, j’ai écrit au Rockeur (j’étais un peu saoule, ok ?). Il m’a dit qu’il était hyper malade.

Le Rockeur : Je suis full malade. Virus. GROS FUCKIN VIRUS. Mal partout. Mal de tête de fou. Fatigue extrême. Pis j’ai eu une commande rush pour un 2000 mots sur le surf pour demain AM…. hier midi! Faque moi, j’ai besoin d’un massage long…..long…. long…

Moi : C’est vraiment poche pour le virus ! Mais je connais quelqu’une qui a déjà pris des cours.

Lui : Qui ça ?

Moi : Une fille à 3 796 km.

Lui : Tu fais pas mal de choses je trouve. Tu french kiss très bien. Tu parles chinois. Tu chantes du Elton John. Tu as des connaissances en massothérapie.

Moi : Et toi, tu t’y connais en massage ? De ce que je sais, tu n’as pas besoin d’aide avec tes mains.

Lui : Ah, je sais pas ça. Merci de me le confirmer… mais oui, je le sais un peu pareil… parce que t’as vraiment pas l’air à t’emmerder avec moi.

Moi :  Je pourrais y prendre goût.

Lui : Tu penses ?

Moi : Pas mal certaine… Toi tu t’emmerdes avec moi ?

Lui : Nope. Je m’emmerde pas du tout avec toi. Je ne resterais pas réveillé jusqu’à 3 h quand j’ai mille trucs en retards pour le lendemain. On a passé de fuckin beaux moments.

À ce moment de notre conversation, il m’a envoyé une photo de sa chambre avec vue sur la mer et nous nous sommes souhaités bonne nuit.

Le Rockeur en photo avec des filles en bikini

Le lendemain, M. Le Rockeur m’a écrit pour me dire qu’il allait un peu mieux, mais je ne lui ai pas répondu. Au même moment, alors que je me connectais sur Facebook, j’ai vu qu’il avait une nouvelle photo de couverture sur son profil. Sur la photo, on le voyait assis au bord de la piscine, les pieds dans l’eau, entouré de quatre filles en bikini pendant qu’il regarde une d’elle. Ma réaction : WTF !?

Premièrement, il n’avait pas l’air malade du tout. Deuxièmement, il savait très bien que j’allais voir cette photo et que je n’allais pas aimer. Troisièmement, pourquoi mettait-il une photo de lui entourée de filles. Que cherchait-il à projeter comme image de lui ? J’étais vraiment déçue. J’ai attendu une journée pour me calmer, mais le lendemain, je n’ai pas pu me retenir de lui passer un commentaire.

Moi : Pourtant t’as pas l’air si mal entouré au bord de la piscine.

Lui : C’était avant le grand virus ça. Mais je suis sortie pour la première vraie fois aujourd’hui. Moto et surf. Trop du bien.

Moi : Lol.

Il m’a envoyé une photo de sa journée à moto. Mais j’étais toujours un peu dégoûtée et je vous jure que je n’étais pas SPM !

Moi : J’aime mieux cette photo-là.

Lui : Mieux que quelle ?

Moi : Je parle de ta cover pic.

Lui : T’aime pas ma cover pic ?

Moi : Je devrais ?

Lui : Bah, t’en fais ce que tu veux.

Moi : K. Donc tu te fous pas mal de comment je me sens. I don’t give a shit à propos de la photo. Je dis juste que je ne l’aime pas. Et ta réponse de gars, encore moins.

Lui : Oh…

Moi : Oh ?

Lui : Oh parce que j’ai rien à ajouter… Tu vois, je suis pas super dans une vibe pour des sous-entendu, pour expliquer que je ne me fou pas de ce que tu penses, de me faire dire qu’on don’t give a shit et tout ces trucs… C’est pas comme ça quand je suis à Montréal, alors imagine quand je suis en plein zen post-surf sur ma terrasse en fin de journée… Désolé si y’a quelque chose que t’as pas aimé. Fais juste garder en tête que si je me crissais de toi…. je serais certainement pas rendu à je ne sais pas combien de message entre toi et moi depuis mon take off. Bonne soirée, have fun, pis casse toi pas la tête !

Le Rockeur et les papillons du Nicaragua

Il a continué régulièrement à m’envoyer des photos de son voyage. Je faisais la même chose lorsque j’étais au bord de la piscine. Je lui envoyais des photos de mon nouveau bikini ou de l’endroit où j’étais. Il m’a avoué regarder mes photos et ressentir des papillons au ventre. J’ai aussi suivi le bal, en lui avouant penser à nos moments avant son voyage et ressentir des papillons. Et lui, de lire ces lignes, il ressentait des papillons aussi. C’était le festival des papillons au Nicaragua. Il arrivait que nous ne nous écrivions pas pendant quelques jours. Je craquais souvent pour lui dire qu’il me manquait. Et quand ce n’était pas moi, c’était lui qui m’envoyait des photos de son quotidien.

Le Rockeur chante notre chanson dans un bar

Il avait l’air tellement heureux au Nicaragua alors que moi, je ne me pouvais plus d’attendre qu’il revienne. Il me manquait de plus en plus. Il restait 7 jours avant son retour et son absence me pesait lourd. Je comprenais que sa réalité était différente de la mienne, mais ça me faisait de la peine de ne pas savoir si je lui manquais. J’ai essayé de lui expliquer :

Moi : Il y a des choses dans la vie qui sont moins le fun ou moins significatives quand on ne peut pas les partager avec qqn qui ‘’care’’. Mais ça, c’est mon avis !

Le Rockeur : Je care ou quoi? … parce que je ne suis pas du genre à ‘’dont care’’.

Moi : Hmmm pas certaine de comprendre ce que tu viens de me dire.

Lui : En fait, je dis que je care, et je pense que tu cares aussi.

Moi : Vrai.

Il m’a envoyé une photo de sa soirée. J’ai constaté qu’il essayait de me partager ce moment, comme si j’y étais.

Lui : Pis là, c’est un karaoké live de San Juan de sur et je m’en vais chanter du Bryan Adams, Everything I do.

Moi : Pourquoi pas Summer of 69’ ?

Lui : Parce que la vibe est soft. Actuellement, c’est House of the rising sun. Donc, après, notre ballade.

Moi : Il y a combien de personnes dans le bar ?

Lui : Grosse crowd. Mais j’insiste, t’es fuckin hot.

Moi : Tu ne peux pas me dire ça à 3 000 km de moi… j’ai juste envie de t’embrasser.

Lui : Sorry.

La soirée s’est terminée comme ça et je me suis endormie, en écoutant la chanson de Bryan Adams…

Quelques jours plus tard, la date de son retour approchait, mais j’ignorais quand il arrivait. Et puis, j’ai reçu ce message :

Le Rockeur : Bonne fin de soirée. Je prends l’avion demain AM. Je pars cette nuit pour la Capitale Managua. See ya

Oh mon dieu ! Je jubilais de bonheur. Je retrouvais mon rockeur dans 48 heures…