Récits perso

M. Le Rockeur et moi : sans censure, sans game

Depuis ma rencontre avec M. Le Rockeur, je lui écrivais moins qu’avant. Je filtrais un peu mes mots. Il était plus qu’un ami et un confident; il était devenu le gars que je fréquentais.

La plupart du temps, M. Le Rockeur partait en moto le week-end. Je me demandais toujours si un jour il allait m’inviter à en faire avec lui. Et puis, un dimanche soir, il m’a demandé si j’aimerais en faire avec lui. J’avais le cœur qui battait à 100 mille à l’heure en lisant son message.

Lui : T’en ferais avec moi de la moto? T’aurais à me tenir très très fort pis avoir un super manteau de cuir hyper looké.

Moi : J’aimerais oui!

J’avais le sourire aux lèvres. Il me faisait rêver.

Le lendemain soir, j’ai eu envie de lui envoyer mon interprétation de la chanson Your Song d’Ellie Goulding. Je ne pouvais pas croire que je venais de lui envoyer ça. Je lui exposais toutes mes émotions, sans aucune censure.

À la suite de son écoute, il m’a écrit ceci:

Lui : J’ai reçu ta prestation de piano/voix pis tu m’as donné un petit frisson vraiment cool…

Je ne pouvais pas croire que je lui avais donné un frisson! Mission accomplie.

Lui : J’aimerais qu’on joue ensemble dans mon mancave. Parce que je te trouverais vraiment fuckin hot.

Vous vous souvenez, dans son appartement, il avait un studio!

Moi : Tu me donnes chaud quand tu me dis des trucs de même.

Lui : Ah oui? Pis je le pense vraiment en plus. Imagine.

Moi : Tu t’arranges pour que je ne te résiste pas du tout.

Lui : J’suis de même. Je m’arrange pas mal tout le temps pour avoir et dire ce que je veux. Assez to the point. T’as pas remarqué?

Moi : Un peu oui! Et c’est quoi que tu veux? Si t’es pour l’avoir, j’aime mieux le savoir.

Lui : Hum… ça s’explique mal vite de même. Pis c’est ben trop facile pour toi de juste me demander ça de même! Par contre, je peux te dire que right fuckin now, j’aimerais que tu sois next to me.

Nul besoin de vous spécifier à quel point j’avais encore plus chaud. Je souriais jusqu’aux oreilles.

Lui : T’es pas game de me dire ce que toi tu sais.

Moi : Que j’aimerais aussi.

Lui : Easy! Tu peux faire mieux.

Moi : Je peux, mais c’est peut-être trop intense pour toi.

Lui : Test drive. On va voir.

Moi : Tu me donnes des papillons. Et ça m’énerve.

Voilà. Je lui ai dit. En plus de m’être complètement dévoilée avec une chanson d’amour, je venais de lui dire qu’il me donnait des papillons. Je n’avais clairement rien compris à la technique de « cultiver le mystère ». Je fonçais et je me foutais des conséquences.

Lui : Ça t’énerve? Donc, c’est trop intense pour toi… ou?

Moi : Ça m’énerve parce que c’est scary, that’s all.

Lui : Scary.

C’était ça, sa réaction? J’étais un peu déçue. Peut-être que je m’attendais à ce qu’il ressente la même chose.

Moi : Bon. Je n’aurais pas dû dire ça.

Lui : Oh non. Interdiction formelle de se censurer. Pour aujourd’hui et forever. 100% toi. 100% moi. That’s it.

Je le trouvais tellement cute de dire ça. Même s’il ne m’avait pas dit qu’il ressentait aussi des papillons, je me sentais rassurée. Je savais que je pouvais dire tout ce que je voulais et que ce serait correct.

Lui : Let’s keep it plain simple. Je te trouve fuckin hot. Je te dis que t’es fuckin hot. Tu trouves que je te donne des papillons pis c’est scary. Tu me dis que je te donne des paps pis c’est scary. Faut pas trop penser à ce que l’autre pense. Never ever. C’est tellement cool de même.

Moi : Mais je n’ai pas envie que tu me trouves juste fuckin hot comme tu dis. Ce n’est pas trop mon genre de truc.

Lui: T’as pas envie que je veule juste baiser avec toi donc.

Moi : Pas trop non.

Lui : Si je voulais juste baiser avec toi, je n’aurais pas entretenu une correspondance avec toi pendant deux mois… Mais c’est bon que tu le dises.

Moi : Je sais, mais j’aime mieux te le dire.

Lui : C’est perfect de même! On se la joue all-in. On dit ce qu’on pense. Ce qu’on veut ou pas pis bingo. Parce que pour vrai tsé, je pense pas mal de fois à toi dans une journée.

Moi : C’est bien ça.

Je sautais partout! J’étais trop contente de savoir ça, car moi aussi, je pensais beaucoup à lui.

Lui : Alors quand est-ce que tu as du temps pour qu’on ne se voit pas pour baiser, mais pour se trouver fuckin hot pareil pis faire un truc ensemble cette semaine?

Il me faisait rigoler. Je lui ai répondu que j’étais libre pas mal toute la semaine. Il était impatient de me voir. Il a choisi de me voir le lendemain soir, chez lui…

Lui: Tu viens chez moi. On chill vraiment cool. Et si tu veux, je passe ma main dans tes cheveux pis je te dis que je suis full content que tu sois chez moi.

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